Test Child of Light sur PS4

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Recette de Child of Light : prenez des inspirations japonaises, ajoutez-y une réalisation occidentale, saupoudrez de talent français et mélangez le tout dans un moule canadien. Voilà à peu de chose près la recette qui a permis à Child of Light de voir le jour. Ce RPG onirique au tour par tour et en 2D s’il vous plait,  jouit d’une réalisation, aux couleurs pastels enivrantes. Plongez avec moi dans cet univers coloré pour une aventure passionnante.

Child of light cathedrale

Dans la veine de « Rebelle », la princesse se rebiffe

C’est dans l’ère du temps, les héroïnes sont de retour au premier plan et Aurora la princesse de Child of Light en est une preuve supplémentaire. Une mère disparue. Un père mourant. Envoyée dans un monde magique, Aurora ne baisse pourtant pas les bras. Guidée par une luciole du nom d’Igniculus et armée d’une épée trouvée lors de ses premiers pas dans ce nouveau monde, elle va tenter de percer le mystère de sa venue dans le monde de Lémuria. S’ajouteront quelques fantaisies comme repousser les ombres qui l’entourent et affronter une sorcière et ses filles qui, comme à l’accoutumé, ne sont pas là pour emplir de joie le monde de Lemuria.

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La résurrection du tour par tour

Child of Light est un RPG au tour par tour où l’on dirige Aurora dans un univers en 2D. Tout au long du périple, on est amené à affronter des hordes de monstres de toutes sortes (araignées, fantômes, géants, créatures des bois, …). En entrant en contact avec l’un d’eux, l’écran bascule, à la manière d’un Final Fantasy VI, VII ou VIII, en mode combat. A gauche notre équipe et à droite nos ennemis. A noter qu’Igniculus que l’on déplace avec le joystick droit peut éblouir nos adversaires. Ainsi il est possible de prendre les monstres à revers et de bénéficier d’une attaque surprise pour entamer le combat. Aurora ne sera pas seulement aidée par Igniculus, d’autres partenaires de fortune avec chacun leur spécialité viendront prêter main forte à notre héroïne. Il est d’ailleurs possible de les intervertir pendant les combats à tout moment ou on a la priorité.

Child of Light_combat

Le système de combat repose sur une timeline. A chaque fois que le temps d’action est écoulé, chaque personnage, héros ou monstre peut agir une fois. D’aspect très simple, ce système au tour par tour regorge de petites subtilités. En effet, la timeline se scinde en deux partie. la première partie consiste à attendre la priorité d’action. La deuxième correspond au temps donné pour réaliser l’action choisie. Si le temps qui s’écoule dans la première partie est identique pour les personnages, le temps de réalisation d’une action dépend de celle choisie. A cela, il faut ajouter le fait que recevoir un coup peut interrompre une action choisie en attente d’exécution. A cela, on rajoute le fait que l’on peut utiliser Igniculus pour ralentir l’écoulement du temps de l’un de ses adversaires. Bref, l’utilisation ingénieuse de cette temporalité en deux parties révélera les meilleurs stratèges et pourra grandement facilité les combats à mener.

child of light timeline

Le coté RPG se retrouve également au sein d’une feuille de compétence. L’expérience gagné au cours des batailles permettra de gagner en niveau. Très classiquement, chaque niveau fournira un point de compétence à dépenser pour améliorer les capacité du héros concerné. Un peu de craft est également proposé. En effet, on pourra récupérer dans les coffres ou sur les dépouilles de nos ennemis des cristaux que l’on pourra associer à notre arme, notre bouclier ou à notre collier. Chaque pierre propose des bonus comme un bonus d’attaque ou de magie élémentaire par exemple. Il sera également possible de fusionner ces pierres pour les rendre plus puissante ou pour en créer de nouvelles.

Enchanteur et rêveur

Ce que l’on apprécie tout de suite dans Child of light, c’est la pâte graphique de xxxxx. Entre couleur pastel et graphismes raffinés. Notre rétine est tout de suite flattée et nous renvoie aux superbes RPG 2D des consoles 16 et 32 bits. Finalement, avec les performances graphismes des consoles actuelles et le talent des dévelopeurs, ne pourrait-on pas voir un RPG AAA en 2D voir le jour ? Il se pourrait bien que graphiquement ce soit une tuerie ! La partie sonore, un peu décrié lorsqu’il a été annoncé que l’artiste Coeur de Dragon allait s’en occuper, s’en tire plutôt bien. Sans tiré vers l’épique, les mélodies sont entrainantes même si quelques morceaux semblent redondants.

Le chara design des personnages est plutôt surprenant. On est des très loin des classiques du RPG. On lorgne plutôt du coté des comptes et légende pour enfants. L’originalité du titre se trouve également là et ça fait du bien.

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Tout rêve à une fin

Il faudra une petite dizaine d’heures pour voir le bout de Child of Light. C’est plus qu’honnête pour un jeu à 14,90 €. Comptez une à deux heures de plus pour compléter toutes les quêtes annexes (la plupart en rapport avec les personnages secondaires) et trouver objets disséminés un peu partout dans le monde de Lemuria. Au final, Child of Light m’a beaucoup plu même si le challenge fut minime pour venir à bout du jeu. En effet, les récompenses en XP sont très généreuses et on finit vite par avoir une team bien plus forte que les ennemis qui se dressent face à nous.

Child of Light se joue tel un rêve éphémère qui laisse un goût amer lorsque l’on se rend compte qu’il est loin derrière nous.

Ma note

7 Tomiiks.com

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