Test Sakura Wars sur PS4 Pro
Ces dernières semaines on a beaucoup parler de remake et de remaster sur le blog. Sakura Wars appartient à une autre catégorie : les reboots. Tout comme Tomb Raider à une époque, Sakura Wars a décidé de se réinventer tout en gardant les traceurs émotionnels qui ont fait son succès par le passé. A l’origine, Sakura Wars mêlait Tactical RPG, Visual Novel et jeu de drague. Si les deux derniers éléments sont toujours présents, la partie tactical RPG a laissée place à des phases de beat’em up. Je reviendrais sur ces trois aspects du jeu plus tard. Je vais d’abord vous parler de l’histoire de la brigade des fleurs.
Entre Mecha et Japoniaiserie
Tokyo, la guerre contre les démons s’est achevé en laissant les troupes du pays à bout de souffle. A tel point que c’est la troupe du pays voisin, la troupe de Shanghai qui s’occupe de la défense de la ville. Une hérésie alors que l’ancienne troupe de Tokyo est légendaire.
Dans ce reboot de Sakura Wars on incarne Kamiyama San tout juste propulsé nouveau commandant de la brigade des fleurs. Nous allons devoir remobiliser une équipe de cinq jeunes filles en perdition, Sakura, Hatsuho, Azami, Anastasia et Claris. Objectifs de départ redorer le blason de cette brigade et redonner à Tokyo une force de frappe digne de ce nom face aux incursions de démons qui se font à nouveau récurrentes.
Tour à tour, nous allons donc alterner entre trois phases distinctes. Des phases « Visual Novel » en exploration libre où l’on va discuter avec les nombreux personnages pour faire avance l’histoire. Des phases de « Dating » ou il faudra séduire les personnages féminins en flirtant avec elles. Et des phases de bastonnade à base de pilotage de mecha.
Sakura Wars: Long Story Short
Alors que dans un visual novel classique on enchaine les dialogues sur des plans fixes, ici c’est un peu différent. Une partie des environnements ont été modélisés en 3D et on peut s’y balader. Le théâtre qui fait office de base de la brigade mais aussi les environs. Cela donne un certain charme au titre d’autant que les différentes zones qui respirent un Tokyo des années 1900 sont plutôt mignonnes. Néanmoins, ces zones sont très peu interactives et imposent des temps de chargements rébarbatifs dès que l’on passe d’un espace à un autre. J’y vois un manque d’ambition ou un manque de budget, à vous de choisir.
Cela va permettre d’aller à la rencontre des différents protagonistes du jeu et d’entamer des conversations. Celles-ci vont permettre de faire avancer l’histoire mais également d’améliorer la confiance mutuelle entre Kamiyama et les membres de la brigade. En parlant de l’histoire, on peut dire qu’elle traine en longueur et qu’elle manque de rythme. C’est vraiment dommage car il y a de bonnes idées.
Les scènes de flirt sont toujours de la partie également. En effet, il sera possible de dragouiller les membres de sa brigade pour finir avec l’une d’elles à la fin du jeu. Sakura, Hatsuho, Azami, Anastasia et Claris offriront donc des scènes cocasses où il faudra choisir les bonnes interactions pour faire chavirer leur coeur. Si ces scènes sont un peu niaises elles sont également rigolotes à jouer et nous en apprendront plus sur les aspirations des cinq héroïnes. Et cela même si au final elle n’apporte rien de plus à l’histoire.
Rendez-nous les combats tactiques
Ce qui m’avait donné le plus envie de me lancer dans Sakura Wars, c’était l’aspect tactical RPG. Bon manque de pot, Sega a décidé de transformer ça en beat’em up 3D. Ok, pourquoi pas. Malheureusement dans l’affaire, on perd énormément sur plusieurs points. D’une part, les éléments RPG ont disparu, pas de montée de niveau, pas d’XP, pas de menu pour customiser ses robots. D’autres part le passage à la 3D est d’une tristesse sidérante. Ok, les mécha que l’on incarne ont du style mais les environnements dans lesquels on évolue sont désespérément vides.
Reste qu’une fois que l’on maitrise le système de lock et la caméra, les combats offrent un certain dynamisme. Toutefois c’est bien peu et le système de combo à deux touches est famélique. On en a vite fait le tour et on finit par passer ces phases en martelant les mêmes boutons sans réfléchir.
Bref vous l’aurez compris, Sakura Wars est loin de m’avoir conquis. Et même si cela fait vraiment plaisir que Sega ait tenté une nouvelle incursion de la saga sur le sol Européen, je dois avouer qu’ils se sont un peu pris les pieds dans le tapis.