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AMELIORER SA CONFIDENTIALITE EN LIGNE AVEC UN VPN

Internet est un formidable outil, mais nous échangeons des informations en masse sur le réseau et il est parfois très difficile de savoir ce que les entreprises peuvent en faire. Les Etats, peuvent également mettre en place des systèmes pour controler l’accès à différentes sources d’informations. Entre censure et protection des données, découvrez comment un VPN peut être un outil intéressant pour surfer sur la toile en toute liberté.

Comment fonctionne un VPN ?

Le VPN est un réseau privé (Virtual Private Network, en anglais) qui sécurise la communication d’un réseau internet. Il fonctionne comme un tunnel crypté qui lie le fournisseur à l’utilisateur final en filtrant les intermédiaires qui ont accès aux données entre les deux extrémités (avec authentification systématique de l’émetteur et du destinataire).

Ce fonctionnement dit de « tunneling » couvre trois phases distinctes :

  1. La phase d’encapsulation : Chiffrement des informations.
  2. La phase de transmission : Circulation des informations.
  3. La phase de désencapsulation : Interprétation des informations.

Ainsi, il est possible de masquer son adresse IP en affichant une IP « artificielle ». Cela peut avoir beaucoup d’intêret dans un monde hyperconnecté. La diffusion de nos données donne lieu à de plus en plus de lois. En témoigne le récent règlement général sur la protection des données (RGPD) .

Tout se passe comme si l’internaute était détaché de son emplacement géographique réel pour être rattaché (virtuellement) à une connexion effectuée depuis une autre ville ou un autre pays. 

La sécurisation des connexions

Concrètement, un VPN permet de répondre à un grand nombre de besoins, que cela soit pour accéder à des services uniquement disponibles dans un pays donné ou pour améliorer sa sécurité et sa confidentialité en ligne. Par exemple, nous savons que les connexions au WIFI gratuits publics ne sont pas les plus sécurisées. Un VPN permet d’ajouter une couche de sécurité supplémentaire.

D’ailleurs, il existe des VPN pour ordinateurs et pour smartphones en passant par les VPN à installer directement sur un réseau, et chacun permet de pouvoir échanger des informations sur un réseau en tout sécurité, car les données sont « encryptées », ce qui permet de garantir une certaine confidentialité et c’est tout l’interêt d’un VPN.

 Concernant les protocoles utilisés par les VPN, il en existe plusieurs :

  • PPTP (Point to Point Tunneling Protocol), pris en charge par Windows mais parfois critiqué pour son manque de fiabilité.
  • GRE (Generic Routing Encapsulation), développé par Cisco pour une large possibilité d’encapsulation mais de plus en plus remplacé par L2TP.
  • L2TP (Layer 2 Tunneling Protocol), récent successeur du GRE qui se rapproche un peu du fonctionnement du protocole PPTP.
  • Ipsec (Internet Protocol Security), protocole amélioré en termes de confidentialité et identification des utilisateurs.
  • IKev2 (Internet Key Exchange), salué pour sa rapidité et sa stabilité.
  • SSTP (Secure Socket Tunneling Protocol), essentiellement conçu pour Windows.
  • SSL (Secure Sockets Layer) et TLS (Transport Layer Security), très répandus.
  • L2F (Layer 2 Forwarding), lent et incompatible avec certains réseaux et qui tend donc à disparaître peu à peu.

Pourquoi être anonyme sur la toile ?

L’anonymat que permet un VPN est intéressant pour deux raisons :

  • La lutte contre la censure et la surveillance dans une région donnée.
  • Le rejet du ciblage publicitaire pour mieux protéger ses données personnelles. 

Différents pays exercent une censure particulièrement lourde sur le web. Parmi ces territoires, citons par exemple la Russie avec LinkedIn ou l’Iran avec la plupart des réseaux sociaux et Internet. Parfois, la censure est également l’expression de litiges commerciaux et idéologiques. En Turquie, Google a ainsi récemment menacé de rendre ses services inaccessibles sur les nouveaux smartphones.

Mais l’exemple le plus cité est sans doute celui de la Chine, dont le programme de censure généralisé est rebaptisé le Grand Pare-Feu (Great Firewall, en anglais) en écho à la Grande Muraille (Great Wall).  Google, Twitter, Facebook, YouTube… de nombreux outils et plateformes couramment utilisés en Occident sont totalement inexploitables sur un marché de près de 1,4 milliard d’individus (soit 3 fois la population de l’Union européenne et 4 fois celle des États-Unis). 

Il permet de contourner cette censure massive en faisant croire à la Chine que l’internaute physiquement présent sur son territoire se trouve en fait « virtuellement » dans un autre pays, où les libertés personnelles sont garanties.

L’autre grand volet de l’anonymat procuré par le VPN, c’est le ciblage publicitaire. 

Actuellement, toutes les activités en ligne des internautes sont trackées et certaines structures n’hésitent pas à revendre les données privées qu’elles récoltent à d’autres sociétés à des fins commerciales. Pour se protéger, le VPN entre en première ligne. Le système n’effectue aucune surveillance ni aucune sauvegarde d’historique.Les informations de connexion n’étant pas stockées via l’utilisation d’un VPN, le ciblage publicitaire s’en retrouve affaibli. Les entreprises ne peuvent plus établir de segmentation et abreuver les internautes de communications et annonces aussi intempestives qu’indésirables.

Dans une société de plus en plus connectée, où la course à la data est devenue une véritable guerre stratégique et commerciale (tant pour les entreprises que pour les États), le VPN s’impose, plus que jamais, comme l’outil par excellence pour protéger l’intégrité de ses données.

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