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Returnal, le test sur PS5, un recommencement perpétuel

Après de nombreuses heures passées sur Returnal, je vais enfin pouvoir vous livrer mon test du jeu. Il faut dire qu’entre mes deux mains gauches (et pourtant j’ai platiné Bloodborne) et le fait que mon Macbook ait cramé en prenant de l’eau sur le clavier, les embuches étaient multiples. Et puis Returnal n’est pas un jeu que l’on peut comprendre en quelques heures. Non, il est profond dans son gameplay et dans sa façon de l’appréhender. Housemarque nous livre ici un jeu étonnant, originale et à la difficulté musclée qui s’apprivoise avec le temps.

Le pitch de départ est à la fois simple et nous permet tout de suite l’étendue de la mission qui nous attend. On y incarne Selene, une astronaute qui s’échoue une planète étrange, Atropos. On effet, on comprend dès les premières minutes que quelque chose cloche. En effet, à chaque morte, nous sommes ramenés au point de départ, au crash de notre vaisseau sur la planète. Nous sommes bel et bien coincés dans une boucle temporelle. Et ce n’est pas la découverte de notre corps, trace d’une précédente boucle, gisant à de multiples endroits qui va nous rassurer. Bref, nous n’avons pas d’autres choix que d’explorer cette planète pour en dénicher les mystères et trouver une porte de sortie… A moins que cela ne soit déjà trop tard ?

From Prometheus to What the hell is this game !

Et oui, je fais même des intertitres en anglais. 2021 est pleine de surprises tout comme mes premiers pas dans le jeux. Il faut dire que je me suis fait un peu leurrer par la communication du jeu. J’imaginais vraiment Returnal comme un jeu d’exploration à la troisième personne avec un récit solide. A peu près comme un Resident Evil Shooter en mode Space Opera. Si le récit est bien là et habilement amené à travers des mémos laissés par nos précédentes incarnations, on est loin du jeu d’aventure classique. Non, ici on est bien face à un rogue lite boosté aux hormones qui fait la part belle à l’exploration et au die & retry.

Et pourtant mon premier run fut saisissant. J’avais littéralement l’impression de me retrouver dans le début de du film Prometheus. Le sentiment de n’être rien et d’explorer une planète regorgeant de choses inconnues et inexplicables. Une trace de civilisation ici, des runes et des messages codés, un monument effrayant de grandeur par là, des parasites m’offrants des capacités tout en aspirant un peu de mon potentiel, etc. Franchement, j’ai été subjugué dès le départ. Puis vint la première mort, la deuxième puis la troisième. Comme un rappel qu’au delà de la fascination que j’avais à explorer cette planète, il y avait bien un objectif qu’il ne fallait pas perdre de vue. Je me suis même demandé si je n’aurais pas préféré que le jeu ne soit pas juste un jeu d’exploration et de collectes de connaissances sans autre but que de cartographier la planète de fond en comble.

DualSense, mon amour

Un petit mot sur l’utilisation de la DualSense dans Returnal. Comme dirait un certain Didier Deschamps à l’aube de la victoire en coupe du monde : « Magnifique ! Exceptionnel… Du haut-niveau ! ». Franchement c’est du grand art. On ressent la planète Atropos à travers la manette. Les gouttes de pluie, la végétation, le vent ou encore l’énergie des portails de transfert, tout transparaît à travers la manette DualSense. L’immersion est à son paroxysme. On ne ressent plus uniquement l’univers du jeu visuellement mais physiquement aussi. Le jeu Astro’s Playroom nous avait déjà montré tout son potentiel mais ici il est parfaitement appliqué sur un jeu de plus grande envergure.

Returnal où la difficulté réside plus dans la préparation que ses combat de boss

Comme vous aurez pu le comprendre, Returnal n’est pas un jeu à mettre dans les mains de tout le monde. La preuve en est, s’il l’on se penche sur les % de trophées obtenus globaux du jeu, beaucoup de joueur se sont arrêtés sur le premier biome (niveau 1 à 3). Il faut dire que le cap à franchir est assez élevé dès le premier boss. Et pourtant, cela ne vient pas de l’affrontement en lui-même. A vrai dire son pattern est ultra simple à comprendre et à appréhender. Non, dans Returnal tout l’enjeu est de correctement préparer son personnage aux affrontements qu’il va devoir rencontrer. Trouver l’arme qui nous convient le mieux, fouillez les niveaux à la recherche d’objets de soins, d’up de barre de vie ou encore d’artefact. Et surtout, à aucun moment, prendre de haut le jeu. Tout peut basculer très vite dans Returnal et en soi c’est ce que j’ai le plus aimé !

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