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The Medium, le test effrayant sur PS5

Bien qu’il soit sorti en janvier 2021 chez Xbox, The Medium a eu la bonne idée de venir s’installer également sur PS5. Et c’est pour mon plus grand bonheur de fan de jeux d’horreur que j’ai pu my adonner une dizaine d’heures. En effet c’est le temps qu’il faut pour traverser l’aventure aux côtés de Marianne. Douée du don de medium, celle-ci aurait mieux fait de laisser ses cauchemars là où ils étaient. Car c’est bien une plongée dans l’horreur qu’il nous ait donné de vivre dans The Medium.

L’entre deux monde, point d’ancrage de The Medium

Je vous le disais en intro, nous contrôlons Marianne dans The Medium. Bien qu’elle soit grande maintenant, son histoire débute dès son enfance où celle-ci se retrouvera orpheline suite à un accident qui verra ses parents perdre la vie. Recueilli par Jack, son père adoptif, celle-ci côtoiera les morts très tôt puisque ce dernier travaille dans une morgue. C’est là que ses pouvoirs latents de medium se développeront et qu’elle grandira en fluctuant entre les deux mondes. Alors qu’elle livre ses dernières paroles à son second père décédé, un certain Thomas l’appelle et lui promet de lui livrer les origines de son pouvoir à condition qu’elle le rejoigne au Niwa Workers’ Resort, un complexe hôtelier désaffecté mystérieux situé en Pologne. Mais ce n’est pas tout, ce Thomas détiendrait également des informations sur un étrange cauchemar que Marianne fait depuis des années. Comment est-il au courant me direz-vous. Et bien à ce moment là, je vous avoue que j’étais déjà submergé de questions.

Pièce après pièce, le puzzle de The Medium nous révèle une vérité dérangeante

Le Niwa Workers’ Resort révèlera bien des secrets et surtout, ce lieu spirituellement surchargé d’émotions va créer des déchirures temporelles. Marianne qui a l’habitude de naviguer entre les deux mondes va alors coexister dans les deux en même temps. Et cela va créer quelques puzzles à résoudre de façon logique ou alors en utilisant les pouvoirs de Medium de Marianne.

Toutefois on découvre rapidement que le Niwa Workers’ Resort a une histoire où se mêlent Nazis, occupation de l’ex-URSS tout en étant évidemment lié à la population locale polonaise. Et alors que lors de nos premiers pas dans ce complexe on découvrait qu’il s’agissait d’un havre d’épanouissement pour ses employés, on se rend très vite compte qu’il fut le théâtre d’un massacre atroce où ceux-ci ont tous été tués.

L’un des points forts du jeu se trouve directement ici. En effet, ce complexe va se raconter lui-même. Que ce soit à travers des notes, des documents mais aussi des objets abandonnés, des posters, etc. Dans un tout autre contexte, cela m’a aussi rappelé Horizon Zero Dawn qui racontait le monde d’avant d’après ses vestiges.

Une plongée dans le monde des esprits

La musique et les sons d’ambiance ne sont pas en reste collant parfaitement à ce voyage d’entre deux mondes. S’évertuant tantôt à nous plonger dans un état fébrile à chaque pas réalisé ou encore en nous proposant des envolées lyriques dans les séquences émotionnellement fortes. Enfin graphiquement, le jeu est à la hauteur de sa direction artistique et cette version PS5 ne déroge pas à la règle. D’autant plus qu’un patch délivré une semaine après la sortie PS5 a ajouté le ray-tracing pour magnifier un peu plus les environnements du jeu.

Par contre j’ai eu une grosse désillusion. Cette version PS5 ne profite pas du SSD et nous avons donc droit à des chargements longuets. Portage paresseux ? Un petit peu quand même. En tout cas, c’est bien l’une de mes features préférés de la next gen. La DualSense est, quant à elle, mise à contribution. Les vibrations ont été légèrement retravaillées, ce qui contribue à une meilleure immersion. Les gâchettes adaptatives permettent de gérer la marche/course de Marianne. Tandis que les HP de la manette restituent des sons d’ambiance. De petits ajouts qui améliorent l’expérience sans la révolutionner.

Thriller psychologique

Si l’on retrouve les énigmes propre aux survival horror, cela s’arrête là. Oubliez les hordes de zombies ou de monstres ou encore phases d’explorations poussées. Ici, The Medium se concentre sur la narration. Ainsi les phases de combat sont peu nombreuses ou ne durent qu’un instant. Ainsi, il n’est pas dure de progresser dans le jeu. Certes, j’ai eu l’impression qu’on me prenait par la main. J’avoue que j’aurai aimer me perdre un peu plus dans ce dédale. Mais non le jeu nous recentre à chaque fois sur les objectifs à atteindre. Ce qui en fait un jeu plutôt court au final mais dont le rythme est totalement maitrisé.

Les gars de Bloober Team ont fait fort en proposant un jeu d’horreur psychologique très réussi à bien des égards. La direction artistique et la qualité narrative du titre m’ont scotché et alors que je m’attendais à du survival horror bien glauque il n’en fut rien. Au contraire, nous avons droit ici à un thriller psychologique qui prend au corps et à l’âme abordant des thèmes sensibles avec finesse et retenu. The Medium est ce genre de jeu qui met le côté « jeu » un cran en arrière pour mieux se raconter. Une belle réussite qui en appelle d’autres. J’avoue, je suis très friand de ce genre de jeu. Il pourrait bien se retrouver dans mon top 10 de l’année.

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